Le « lean management » qui se traduit par le « management maigre » suppose une réduction du nombre d’échelons hiérarchiques.

L’impact du lean management sur l’environnement des collaborateurs est très concret, il amplifie en particulier quatre facteurs :
• La rigueur des règles du fonctionnement individuel et collectif,
• La place d’une coordination systématique entre tous les acteurs de la chaîne de valeur, cette coordination repose sur l’exécution de tâches simples au moment approprié,
• L’appel à l’initiative,
• La remise en question permanente.

Le lean comporte un volet technique pour apprendre les nouvelles logiques et les nouveaux outils associés, elles comportent aussi un aspect plus humain reposant sur l’adoption de comportements clés :
• Discipline dans l’organisation,
• Décision dans des conditions de pressions dépassant le cadre du poste de travail,
• Communication fluide avec les autres contributeurs de la chaîne de valeur,
• Ouverture permanente au changement.

Ces comportements sont souvent en décalage par rapport aux traditions industrielles :
• Discipline dans l’obéissance au chef,
• Concentration sur le seul poste de travail,
• Une communication via la hiérarchie pour ne pas interférer avec les enjeux de pouvoir,
• Une valorisation des situations maîtrisées et stables.

Quelles sont les raisons que les collaborateurs ont d’adhérer ou de résister à la mise en place du lean management?

Premières hypothèses de travail :

- Le leadership du chef d’établissement joue un rôle important dans l’adoption des nouveaux comportements.

- L’existence de relations d’interdépendance au sein de l’équipe de direction est un élément qui influence.

- La nature des relations entre le premier niveau de management et les opérateurs conditionne aussi l’adoption du lean management.

Philippe Cosson Novembre 2006